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lundi 4 juillet 2011

Manger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé




Autrefois l'apanage des pays riches, la consommation de viande ne cesse d'augmenter dans le monde. L'élévation du niveau de vie dans les pays en voie de développement amplifie les effets déjà catastrophiques, mais peu évoqués, d'une surconsommation de viande non soutenable et inutile.
En moyenne, un être humain consomme 100 g de viande par jour. Dans les pays développés, la consommation est supérieure à 200 g par jour alors que dans les pays en développement elle est de 47 g, avec de fortes disparités régionales.
En moyenne, un Français mange 96,5 kg de viande par an(1), soit plus de 260 g par jour : l'équivalent de 6 tranches de jambon ! Cela représente l'abattage de 1,1 milliard d'animaux par an, rien qu'en France...

Une pression sur la surface agricole disponible

La production mondiale de viande a quintuplé entre 1950 et 2000. Elle était de 229 millions de tonnes en 2001 et pourrait atteindre 465 millions de tonnes en 2050 tandis que la production de lait passerait de 580 millions de tonnes à 1043 millions de tonnes sur la même période au regard de la croissance démographique et de l'évolution des habitudes alimentaires. Or, pour nourrir le bétail, la demande en céréales augmente de manière considérable, les céréales étant de plus en plus l'aliment de base du bétail, au détriment de l'herbe des pâturages.
C'est pourquoi, selon les prévisions de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), il serait nécessaire de doubler la production agricole d'ici à 2050. En effet, pour produire un kilo de viande, il faut 7 kilos de céréales. Pour répondre à cette demande, il est possible d'augmenter la surface des terres cultivées, mais à quel prix ? Déforestation, monocultures intensives, utilisation de pesticides, d'OGM, destruction d'écosystèmes et perte de biodiversité...
L'élevage extensif et le soja exporté comme aliment du bétail sont la première cause de la déforestation selon Alain Karsenty, économiste au Centre de coopération internationale pour le développement et expert auprès de la Banque mondiale. Après une enquête de 3 ans publiée en juin 2009, Greenpeace affirme que l'élevage bovin est responsable à 80% de la destruction de la forêt amazonienne...
L'UE, dont la superficie des forêts augmente, est le 4e importateur de bovins derrière les USA, la Russie, et le Japon. En outre, 80% des importations de bovins de l'UE viennent d'Amérique du Sud. Or, la France est le premier consommateur européen de viande bovine. Ainsi la consommation de viande en Europe et en France est une cause de la déforestation en Amérique du Sud.
Surfaces de sol nécessaires par aliment
Enfin, n'oublions pas de mentionner la concurrence de plus en plus accrue des agrocarburants et bientôt des bioplastiques pour l'utilisation des surfaces agricoles.

Élevage et émissions de gaz à effet de serre

En 2006, un rapport de la FAO soulignait que l'élevage était responsable de 18 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) dans le monde, plus que l'ensemble du secteur des transports... Mais de nouveaux calculs effectués en 2009 par deux experts des questions environnementales auprès de la Banque mondiale démontreraient que l'élevage représenterait en réalité plus de la moitié des émissions mondiales de GES !
En France, l'élevage est le deuxième secteur d'émissions anthropiques de gaz à effet de serre(2) (9,2 %), derrière le premier contributeur : le résidentiel (12%). Ce secteur participe donc massivement au réchauffement climatique alors que son impact n'est jamais souligné ni même évoqué par les décideurs...
Le rapport de Foodwatch propose une illustration de l'effet sur le climat de 3 types de régimes alimentaires. Une alimentation sans produits animaux émet de 7 à 15 fois moins de GES qu'une alimentation qui contient de la viande et des produits laitiers.
Effet de serre selon l'alimentation

Les conséquences environnementales de l'élevage intensif

L'augmentation constante des élevages intensifs en France et surtout en Bretagne a des conséquences directes sur l'apparition des marées vertes. Ce phénomène se manifeste par la pullulation de certaines algues vertes qui envahissent le littoral au point de dégager de fortes concentrations d'hydrogène sulfuré (H2S). Or, ce gaz est toxique lorsqu'il est inhalé et peut être mortel lorsque l'exposition est importante comme en témoigne la mort de nombreux animaux aquatiques et de quelques animaux terrestres. L'élevage y contribue de façon directe par les rejets de lisiers et indirecte par l'excès d'engrais apportés aux cultures de céréales destinées à nourrir le bétail.
De plus, la gestion des déjections animales dans les élevages intensifs provoque le lessivage des nitrates et des agents pathogènes dans la nappe aquifère, qui met souvent en péril les réserves d'eau potable.
Au niveau de l'eau, environ 5 000 litres d'eau sont nécessaires pour produire 1 000 kcal d'aliments d'origine animale contre 1 000 litres si l'origine est végétale. En effet, l'élevage nécessite des quantités colossales d'eau : pour produire 1 kg de boeuf, il faudra utiliser 15 500 litres d'eau contre seulement 900 litres pour 1 kg de pommes de terre ! Un gâchis irresponsable alors que la demande et la mauvaise qualité de l'eau en France sont devenues inacceptables. Mais ce n'est pas tout, l'élevage est la plus grande source sectorielle de polluants de l'eau : principalement les déchets animaux, les antibiotiques, les hormones, les produits chimiques des tanneries, les engrais et les pesticides utilisés pour les cultures fourragères, et les sédiments des pâturages érodés.
Besoin en eau des aliments
Enfin, selon la commission européenne, l'élevage est responsable de 64% des émissions d'ammoniac(3) (NH3), une des principales causes des pluies acides. Les précipitations s'acidifient au contact de l'ammoniaque présent dans l'air (gaz très soluble dans l'eau), perturbent la photosynthèse et détruisent les éléments nutritifs du sol causant le dépérissement forestier et l'altération des systèmes hydrologiques où on observe une réduction et une disparition d'espèces aquatiques, très sensibles au changement d'acidité.

Les conditions de l'élevage intensif et la souffrance animale

Considérés comme de simples protéines sur pattes dans l'élevage intensif, les animaux souffrent comme jamais. Rien n'est venu enrayer l'extension de ce modèle et la toute puissance des filières agroalimentaires qui le portent.
Les conditions d'élevage, de transport et d'abattage, souvent méconnues du grand public, sont bien souvent inacceptables et les associations qui luttent pour le respect des animaux et la transparence se heurtent à de puissants intérêts financiers qui méprisent le bien-être animal et dupent les consommateurs. Aujourd'hui, l'éthique passe après la viande ; la souffrance et l'environnement après les intérêts économiques. Ce système industriel perdure contre toute logique et contre l'opinion publique, en bénéficiant largement de l'argent des contribuables et de la complicité des pouvoirs publics.
Il est impossible de produire une telle quantité de viande sans entasser les animaux, les adapter de force par des mutilations à des conditions de vie qui limitent drastiquement leurs comportements. Étendre les ailes, se dresser, fouiner, ronger, explorer, élever ses petits, se déplacer, prendre l'air... La liste des comportements entravés est longue dans la plupart des élevages. Les sélections génétiques se sont faites au détriment des animaux et poussent les organismes au maximum.
En France, plus de 80% des animaux sont élevés en bâtiments fermés, parqués en cage ou sur des caillebotis sans accès à l'extérieur. Les poissons d'élevage sont maintenus à des densités inouïes.
Ainsi, 82% des 700 millions de poulets de chair sont élevés sans accès à l'extérieur ; 81% des 47 millions de poules pondeuses sont élevées en batterie de cages ; 99% des 40 millions de lapins sont élevés en batterie de cages ; 90% des 25 millions de cochons sont élevés sur caillebotis en bâtiments...
Or, il est illusoire d'espérer améliorer le sort d'un si grand nombre d'animaux, nécessairement confinés dans des espaces restreints, et « traités » par un nombre réduit de travailleurs. Il faut donc diminuer significativement sa consommation de produits animaux, tout en se tournant vers les produits français issus de l'agriculture biologique.

Élevage, viande et santé humaine

L'élevage est en soi un facteur de risque pour notre santé. Les systèmes industriels de production sont depuis longtemps la norme dans les pays développés et deviennent de plus en plus répandus dans les pays en développement. Le nombre énorme d'animaux élevés en confinement, dotés d'une variabilité génétique très pauvre, et soumis à une croissance rapide, crée des conditions idéales pour l'émergence et la propagation de nouveaux pathogènes.
Sans oublier les scandales qui ont éclaboussé l'industrie agro-alimentaire : vache folle (encéphalopathie spongiforme bovine), hormones de croissance, grippe aviaire, fièvre aphteuse...
Ainsi, les systèmes modernes d'élevage sont des incubateurs à virus, listeria monocytogènes, salmonelles, campylobacters, E. coli, et autres promoteurs de « grippes » en tout genre. Comme l'indique un rapport de la FAO : « il n'est pas surprenant que les trois-quarts des nouveaux pathogènes ayant affecté les humains dans les dix dernières années proviennent des animaux ou des produits animaux ».
La surconsommation de viande a pour effet d'augmenter la prévalence des affections suivantes : cancers (colon, prostate), maladies cardio-vasculaires, hypercholestérolémie, obésité, hypertension, ostéoporose, diabète (type 2), altération des fonctions cognitives, calculs biliaires, polyarthrite rhumatoïde.
Contrairement à une idée reçue, les produits animaux ne sont pas indispensables à la santé humaine. La position conjointe des diététiciens américains et canadiens, émise en 2003, a formulé un bon résumé de cette réalité. Ces deux organisations, qui regroupent 70 000 diététiciens, ont endossé le fait que « les régimes végétariens (y compris le végétalisme) menés de façon appropriée, sont bons pour la santé, adéquats sur le plan nutritionnel et bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies ». Cette position de l'Association américaine de diététique a été réaffirmée en 2009.
De surcroît, la tertiarisation de nos sociétés et notre mode de vie de plus en plus sédentaire ne justifie plus cette surconsommation de viande.
C'est dans les pays riches que la consommation de produits animaux est la plus forte, un état de fait qui ne répond à aucune nécessité nutritionnelle et cause des dommages environnementaux catastrophiques. Or, l'élevage y est soutenu par des aides publiques conséquentes...

Notes

Toutes les données chiffrées présentes dans cet article sont référencées sur le site www.viande.info
  1. Donnée 2007 : Consommation de viande, Juin 2008, n° 2008/29 - Agreste Synthèses
  2. Donnée 2007 en PRG - CITEPA.
  3. La volatilisation des déjections des animaux en stabulation constituent la principale source d'émission de NH3.

Source

Copenhague 2009 Et la viande ? - www.viande.info

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info

Un nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord !




On la croyait spécifique au nord-est de l'océan Pacifique, la célèbre "grande plaque de déchets du Pacifique" a finalement son équivalent dans l'Atlantique Nord : un nouveau continent de déchets déjà plus grand que la France a été découvert !
En 1997, le capitaine Charles Moore, fondateur del'Algalita Marine Research Foundation, découvrit la "grande plaque de déchets du Pacifique" (Great Pacific Garbage Patch), une zone océanique dans l'océan Pacifique qui, avec les courants marins, concentre les déchets que nous rejettons directement en mer mais surtout ceux issus de nos activités terrestres.
En 2007, de nouvelles observations avaient montré que cette zone s'accroissait constammentet atteignait déjà 3,43 millions de km², soit une surface plus importante qu'un géant comme l'Inde !
Or, des scientifiques viennent de révèler que cette plaque a son équivalent dans l'océan Atlantique !
D'une profondeur estimée à environ 10 mètres et d'une superficie équivalente à la France, la Belgique et la Grèce réunies, cette décharge flottante s'est formée à moins de 1000 kilomètres des côtes américaines. Elle est située à environ 930 km des côtes américaines, et son centre se trouve à la latitude d'Atlanta.
Cette immonde découverte est le fait de la Sea Education Association (SEA). "Beaucoup de personnes ont entendu parlé de la grande plaque de déchets du Pacifique mais ce problème demeurait encore inconnu dans l'Atlantique" a déclaré Kara Lavender Law, un océanologue de la SEA.
Plus de 7000 étudiants encadrés par l'association américaine pendant 22 ans ont pu directement observer et collecter des déchets marins sur une zone située entre 22 et 38 degrés de latitude Nord. Cette nouvelle alarmante a été révélée lors de la plus grande manifestation concernant les sciences océanographiques : l'American Geophysical Union's 2010 Ocean Sciences meeting qui s'est tenue à Portland, le 23 février 2010.
dechetsCarte indiquant l'emplacement où les débris marins en plastique ont été collectés par les navires de la SEA
© SEA
Cette nouvelle plaque de déchets résulte de l'accumulation de déchets plastiques : bouteilles vides, bouchons, sacs... et des milliards de débris dont la masse unitaire n'excède pas un dixième de celle d'un trombone. Dans certaines zones, les observateurs ont relevé jusqu'à 200 000 fragments de déchets par kilomètre ! Ils peuvent s'accumuler jusqu'à 20 mètres de profondeur comme en témoignent les vagues qui les ramènent à la surface.
La grande majorité de ces fragments est issue de déchets de consommation qui proviennent de décharges à ciel ouvert et qui ont été emportés par le vent, mais aussi de rejets via les fleuves et les navires en mer.
Guidés par les courants marins, ils s'accumulent ensuite formant des plaques de déchets océaniques. Ces observations confirment qu'il y a sans doute beaucoup d'autres accumulations. En effet, "compte tenu des courants marins, deux autres zones réserveront probablement d'aussi désagréables surprises au cours des prochaines années, toutes deux au large de l'Amérique du Sud : l'une du côté Pacifique, au large du Chili et l'autre du côté Atlantique, au large de l'Argentine", a précisél'Agence Science Presse.
Ces morceaux de plastique souillent durablement l'océan. L'Algalita Marine Research Foundation estime qu'ils ont infiltré tous les niveaux de la chaîne alimentaire des océans et entraînent la mort d'environ 100 000 mammifères marins et d'un million d'oiseaux de mer chaque année ! Ce "poison" nous affecte également puisque nous consommons des poissons qui ingèrent ces fragments de plastique.
Conséquence directe de notre surconsommation irresponsable, ces déchets plastiques empoisonnent insidieusement des espaces aussi immenses que les océans, le berceau de la vie sur Terre. Or, il est impossible de nettoyer les océans... Seule solution : freiner sérieusement notre consommation de plastique et opter pour des plastiques rapidement biodégradables.

Note

Le terme "continent" est bien sûr exagéré, il faut sans doute plus y voir une concentration importante de déchets qui flottent et se regroupent sur une large zone dont la forme et la localisation précises varient au gré des courants. Mais la superficie de cette zone est comparable à celle d'un continent.

Source

Huge Garbage Patch Found in Atlantic Too - National Geographic

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info 

jeudi 23 juin 2011

Savez-vous comment faire des économies en préservant les ressources de votre planète ? part.2


L'eau
"Nous avons besoin d'eau douce pour vivre, c'est notre bien le plus précieux."
29 Pays se partagent les deux tiers de la ressource d'eau !
1,3 Milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable !
La consommation d'eau douce en France est d'environ :
- 150 Litres par jour et par habitant, soit :
- 50 000 Litres par an et par habitant, eau principalement utilisée pour l'hygiène.
A cela, rajoutez les autres consommations d'eau potable comme pour :
- laver la voiture,
- arroser les plantes ou le jardin
- faire la vaisselle...
Le 1er Août 2005, le WWF (Fonds National pour la Nature) écrit dans un communiqué de presse :
"[...]sur les 19 % d'eau prélevée en France, seulement 2,5 % sont utilisés à des fins alimentaires[...]."
Il est bon de savoir que moins de 50 % des eaux usées seront assainies avant leur retour à la nature.
Plusieurs rapports, tels les rapports IFEN, du Sénat, Keller ont déclaré que la qualité de l'eau était préoccupante.
En 1981, le Professeur Lefeuvre et son équipe rendaient déjà ce constat.
20 ans plus tard, une seconde étude réalisée avec le WWF annonçait, là encore, des résultats inquiétants : la pollution de l'eau de source par les nitrates et les pesticides dans la nature est en constante augmentation avec des répercussions sur l'eau distribuée.
Les principales pollutions de l'eau proviennent de l'agriculture, de l'industrie, des réseaux de collecte des eaux usées défaillants, du manque de performance des stations d'épuration...
Les pesticides, de plus en plus utilisés, généralisent l'infection de l'eau.
Les nappes et les rivières sont de plus en plus contaminées par les nitrates, et cette contamination est en progression également.
Ainsi, près d'un tiers du Territoire est concerné.
Alors, qu'allons-nous, qu'allez-vous faire, à votre niveau ?
Il est impératif que chacun d'entre nous prenne conscience de cette détérioration.
Nous devons, très rapidement, changer nos comportements !
Nous devons, absolument, gérer mieux notre consommation d'eau !
En effet, si nous continuons à polluer l'eau avec nos déchets ménagers (en plus des pollutions qui ne nous incombent pas), si nous n'adoptons pas, rapidement, des gestes et des habitudes pour économiser, alors, cet élément si précieux pour notre vie pourrait bien, un jour, disparaitre.
Dans la Part.3 de "Savez-vous comment faire des économies en préservant les ressources de votre Planète ?" je vous énoncerai quelques astuces, gestes très simples à mettre en place pour faire des économies d'eau, chez vous, avec vos enfants, dans votre quotidien.

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Savez-vous comment faire des économies en préservant les ressources de votre planète ? part. 1


1 - CHANGEZ VOTRE FAÇON DE CONSOMMER
Le réchauffement climatique est une des conséquences de la pollution qui met, de nos jours la Planète en danger.
Tous les scientifiques sont à présent, ou presque, d'accord et tous les médias en parlent.
Les conséquences pourraient devenir dramatiques, si nous ne réagissons pas très vite.
Il est urgent, presque impératif, de devenir un consommateur averti et responsable !
Il est maintenant indispensable que chacun se soucie de son environnement et de la préservation de la Terre pour tout acte posé, pour toute prise de décision !
La vague bio, bien qu'encore récriée selon les aspects qu'elle "coûte cher" est pourtant une tendance prédominante.
Nombre d'entre nous ont déjà pris conscience des enjeux que cela représente, que ce soit au niveau de la nature, de l'environnement, de la santé.
Voici une liste, non exhaustive, d'éxemples démontrant l'urgence de changer notre façon de consommer pour économiser et préserver les ressources de la Planète :
- En 2004 (source ADENE) : il a été collecté 22 Millions de Tonnes de déchets ménagers produits par les 62 Millions de Français que nous sommes. Cela représente environ 350 Kgs par an et par habitant.
- Un Français jette en moyenne 16 Kgs de déchets d'équipements par an, soit 1,7 Million de Tonne. Ce poids augmente de 3 à 5 % chaque année.
- L'automobile consomme 4 fois plus d'énergie que les transports en commun.
- Au bureau, la consommation annuelle de papier s'élève à 50 Kgs par personne. 42 % du bois exploité commercialement est utilisé pour la fabrication du papier. Or, d'ici une dizaine d'années, la consommation mondiale de papier augmenterait de 40 %.
- Sur 2 Millions de cartouches d'encre pour imprimante vendues chaque année, seulement 10 % sont recyclées.
- Une entreprise de 200 personnes a une consommation globale annuelle de 100 000 gobelets en plastique provenant des distributeurs de café et des fontaines à eau.
Pour qu'un gobelet en plastique soit dégradé dans la nature, il faut entre 100 et 1000 ans.
- 1,3 Milliards de personnes sur la Planète n'ont pas accès à l'eau potable...!!!
En France, nous consommons environ 150 Litres d'eau par jour et par habitant, soit 50 000 Litres par an et par habitant.
- Une quarantaine de gaz à effet de serre ont été recensés parmi lesquels figure le CO2. Or :
- un chauffage au fioul émet 466 Kgs de CO2/Mwh,
- un chauffage au gaz émet 234 Kgs de CO2/Mwh,
- un chauffage électrique émet 200 Kgs de CO2/Mwh.
Vous voyez l'urgence ?
Alors réagissons ! Réagissez !
Changez vos comportements et votre manière de consommer. Vous deviendrez responsables si vous adoptez les éco-gestes et l'éco-attitude.
COMMENT FAIRE ?
Dans un premier temps :
- Réfléchissez à vos besoins réels et essentiels. Ne vivez plus pour acheter, mais acheter pour vivre.
- Choisissez des produits, des biens qui durent et qui sont économiques.
- Optez pour des produits n'ayant aucune incidence néfaste sur votre santé et sur votre environnement.
- Consommez des produits écologiques qui, dans leurs fabrications, respectent l'homme et l'environnement.
- Consommez Bio et local au lieu des produits manufacturés des grandes surfaces.
- Privilégiez les produits équitables...
Et, n'oubliez pas qu'en adoptant ces comportements et quelques uns de ces principes, vous prenez également soin de votre porte-monnaie. Car vous économisez.
Je vous en dis un peu plus dans les prochains articles de cette série : "Savez-vous comment faire des économies sur votre budget tout en préservant les ressources de votre Planète ?"

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